
Un coup de téléphone et tout bascule dans la vie d’Alia, une mamie libanaise de 75 ans, qui vit à Montréal. Alors qu’elle prend un café avec Chantal, son frère l’appelle du Liban pour lui annoncer que la maison familiale, au sud du pays, a été bombardée. Bouleversée par cette nouvelle, Alia prend une décision radicale : elle ne veut plus être libanaise. Elle décide alors de s’inspirer du « whitewashing », un terme que sa petite fille Yara lui a très vaguement expliqué, en faisant ce qu’elle appelle fièrement un « arabwashing ». Première étape : remplacer Fairouz par Céline. Ensuite : se convaincre que le houmous au chocolat, « c’est pas si pire ». Et enfin, tenter de ne plus se laisser atteindre par la violence qui frappe ses proches. « Arabwashing » explore, avec humour et intimité, l’effacement culturel comme stratégie de survie, et tout ce qu’on est prêt à avaler (même du houmous au chocolat) pour ne plus avoir mal. Le texte « Arabwashing » a été écrit dans le cadre de la résidence d’écriture dédiée à la relève, offerte par La Licorne. Par ce geste, et en lien avec notre mission, nous souhaitons offrir un lieu de développement et d’émulation pour découvrir et favoriser l’éclosion de nouvelles voix.