
Hors-d’œuvre se construit autour du contraste entre rêve et cruauté du réel. Quelques pas esquissés, répétés, précisés, affinés… Comme un couteau qu’on affûte pour trancher, cette fois, le destin en sa faveur. Hors-d’œuvre est une chorégraphie fantôme qui hésite tant qu’elle disparaît presque. Hymne à la persistance et à la résistance, ou âme mâchée par l’ambition ? Le muscle est vif, mais l’œil est humide. Les murs se resserrent, mais le dehors est si vaste qu’on s’y perd. Chaque pas est une tentative, un souffle sur la braise de ce qui garde – encore un peu – vivant. Ce n’est plus une répétition : c’est une obsession. Quelque chose doit céder. Ou tout à la fois.