
Seul Clemens Schuldt sait faire dialoguer avec bonheur, au sein d’une même soirée, l’accordéon, la création contemporaine, le tango argentin et le grand romantisme russe! La magie s’installe avec « Une nuit sur le mont Chauve », inspirée à Moussorgski par les sorcières du sabbat, qui ouvrent tout un univers fantasmagorique — une forme d’imagination sonore que l’on retrouve dans une version plus actuelle, avec « The Ghost Machine Treatise ». Le compositeur suédois américain Daniel Nelson a conçu cette étonnante partition pour celui que « The Independent » a dénommé « l’homme qui réinvente à lui seul l’accordéon » : le virtuose lituanien Martynas Levickis. Le titre se réfère à l’incroyable projet de « machine à fantômes » de l’inventeur Thomas Edison. On passe au printemps de Buenos Aires évoqué par Piazzolla dans sa « Primavera Porteña », œuvre emblématique du Tango Nuevo qui fusionne classique et jazz, avant qu’une tornade romantique conclue ce généreux itinéraire musical. Tchaïkovski a composé sa « Quatrième symphonie » à Venise, mais l’œuvre monumentale a été créée dans l’hiver moscovite de 1878. « Contenir le germe de toute une vie : la force du destin. » Ainsi formulé, le projet du compositeur ne pouvait qu’aboutir à une de ses œuvres maîtresses. — Concert du 28 avril Moussorgski : Une nuit sur le mont Chauve Daniel Nelson : The Ghost Machine Treatise Piazzolla : Primavera Porteña, extrait des Quatre saisons de Buenos Aires Tchaïkovski : Symphonie n° 4 — Concert du 29 avril Daniel Nelson : The Ghost Machine Treatise Piazzolla : Primavera Porteña, extrait des Quatre saisons de Buenos Aires Tchaïkovski : Symphonie n° 4