
« Micheline, c’est ma mère. C’est aussi ma tante. Mes premiers modèles de femme aux cheveux auburn et aux sourcils dessinés. Pour les différencier au jour de l’An à la salle paroissiale de Vaudreuil, on les appelait Micheline à Robert et Micheline à Yvon. “Micheline” : un vrai nom de boomer. À l’époque où les Micheline étaient à la mode, le pain sandwich l’était aussi. Aujourd’hui, ce nom est voué à disparaître. Elles sont en voie d’extinction, les Micheline. Bientôt, seul·es les archéologues s’y intéresseront. Il faut les célébrer avant qu’il ne soit trop tard. » Après avoir conquis le public et la critique avec son spectacle solo Michelin, Michel-Maxime Legault creuse encore l’inépuisable source d’inspiration que représentent sa famille et son milieu d’origine. Avec ce même mélange exquis d’humour, de lucidité et de tendresse sincère, le dramaturge et comédien donne cette fois la parole à deux protagonistes homonymes. Sous la direction de Marie-Hélène Gendreau à la mise en scène, Michel-Maxime nous raconte sa mère, une femme au franc-parler, bienveillante et sans complexes, tandis que la comédienne Frédérike Bédard campe sa truculente tante, qui attirait les regards à chaque occasion. Dans cette courte pièce, Michel-Maxime rend hommage à toutes les Micheline, ces femmes infatigables qui ne se laissent pas impressionner pour deux cennes. Ces mères, sœurs, tantes et amies qui n’ont pas eu la vie dont elles rêvaient et qui ont joué malgré tout un rôle irremplaçable dans nos familles. Durée : 1 h 00 (sans entracte) Texte — Michel-Maxime Legault Mise en scène — Marie-Hélène Gendreau Interprètes — Michel-Maxime Legault et Frédérike Bédard Décor — Jonas Véroff Bouchard Lumière — Keven Dubois Son — Antoine Bédard Mouvement — Fabien Piché Vidéo — Eliot Laprise Costumes — Virginie Leclerc Dramaturgie et édition — Marie-Noëlle Blais, Édition du Quartz Assistance à la mise en scène et direction de création — Catherine Desjardins-Jolin Direction technique — Nicolas Jalbert Régie — Amélie-Claude Riopel Une production du Théâtre de la Marée Haute . Crédit photo : Justine Latour